Il y a longtemps maintenant, trop longtemps peut-être, la petite fille qui est en moi n'avait yeux que pour l'homme merveilleux que tu étais. Je grandissais à travers tes gestes, me nourrissait chaque jour de ton apprentissage, suivait à la lettre toutes tes paroles. Je voulais que tu sois fière de moi autant que j'étais fière de toi. Le temps a passé et j'ai grandis à tes côtés. T'as toujours été mon model. T'étais l'un des ces hommes que je voulais comme mari plus tard. Adorable avec les enfants, protecteur, courageux, travailleur. Bref, t'avais tout pour plaire. Tout pour que mes yeux ne soient rivés que sur toi. J'avançais dans le temps toujours sous ton aile. C'était bien. On se comprenait du regard, d'un geste on s'avait. Puis, j'ai grandis, mais tu étais toujours là. On était comme les doigts de la main. Rien ne pouvait nous séparer. Du moins c'est ce que je croyais. Tu m'as fait croire monts et merveilles et j'avoue les avoirs cru. Je me trouve stupide d'avoir mit tant d'espoir en toi. Je croyais te connaître par c½ur. Je me suis trompée. Je ne te reconnais plus. Je ne sais plus qui tu es. Je n'ai plus aucun point commun avec l'individu que tu deviens. Il ne te reste plus rien, et tu ne vois même pas que tout le monde fuit l'homme que tu es. A dire vrai, je les comprends. Tous mes mots ne changeront rien car, jamais tu ne les verras. Je suis déçu, dégoûtée, écoeurée, déboussolée par tout ce que j'apprend à ton sujet. Je grandis sans toi et, c'est peut être la meilleure des choses. Je n'ai plus grande chose à te dire, plus envie de perdre mon temps avec quelqu'un qui ne se souvient de rien le lendemain car son sang n'est plus frais. Tu vois, mes yeux d'enfants ont été trop longtemps éblouis, je t'ai sûrement trop admiré que maintenant je n'ai plus rien à voir. Je n'ai plus envie de voir ce que tu deviens. Plus envie de me rendre compte que le temps m'a volé bien plus qu'un héro. Après tout ce qu'il reste de toi ce n'est pas un héro, ça devient un zéro ? J'ai le mal de dire tout ça car tu sais que la vérité blesse mais, j'ai appris avec le temps qu'elle devait se savoir. Il faut parfois chuter pour se relevé et devenir meilleur. Je ne t'accorde plus le pardon et je ne m'accord plus le bénéfice du doute à ton égard. Le temps passe advienne ce qui doit advenir, au fond maintenant, ça m'est devenue égal.